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Pour saluer l’automne et la rentrée.

Relisons les poètes qui montrent à la jeunesse que la vie heureuse se conquiert contre les honneurs et l’argent , par une désobéissance constante hors des parcours balisés.
Ce qu’apprend le savoir , la science , c’est qu’il faut dépasser l’immédiat, la dispersio du quotidien, la décomposition des petits gains vite oubliés.
L’université est alors vécue comme le lieu de réconciliation de l’urgence et du projet, de l’insoumission et de l’installation, le lieu où se développent la passion du présent et le souci de l’avenir, l’impatience et la patience.
La violence de l’actualité et de ses faits divers ne doit pas nous faire oublier de préserve l’essentiel ; Notre appartenance à ce « nous » universitaire, qui va au-delà du culturel, au-delà des savoirs et des pratiques , au dela du politique, de la cité.
L’université engendre une discontinuité, une rupture, une bifurcation ; elle ouvre le champ des possibles. Cette discontinuité est à la fois cassure, rupture et création, reconstitution.
Ni dedans, ni dehors, mais à la frontière, là où on expérimente, on invente, là où le sujet est construit par les autres et produit par un nouveau rapport à soi.
La vérité n’est jamais dans le même, elle est toujours  dans la vie autre.
L’université est un intellectuel collectif, qui permet à chacun d’exercer un regard critique, un recul sur nos évidences et nos préjugés.
Tout questionnement scientifique , quel que soit son champ d’exercice, est subversif, car la science est la production de ce qui n’existe pas et dont on ne peut savoir à l’avance ce qu’il sera.
L’université est un des lieux où se symbolise ce que sera demain, ce qui viendra comme possible , différent de ce qui est, ce quelque chose d’imprévisible, qui n’est pas encore construit.
Le savoir nouveau rend capable de ce dont on ne se savait pas capable dans l’ordre de la pensée de l’action ; on prend un nouveau départ.
La création intellectuelle est gratuite, désintéressée.
L’université doit être le lieu où l’on apprend à ne pas rester tranquille, à pratiquer l’intranquillité, ce qui est le contraire de consommer, ce qui est le contraire de la marchandisation, ce qui est penser librement et gratuitement. Il s’agit de comprendre
Que l’individualisme concurrentiel et consommateur, dominateur et punitif, n’est pas la démocratie.
Savoir est une séduction si on ne le relie pas au pouvoir.
L’université actuelle se renforce dans un entre-deux, entre tradition mystique et contemporanéité marchande, pour ouvrir sur une université émancipatrice.
Il n’est plus de frontière étanche entre le dedans et le dehors. On est dans un lieu spécifique, entre immanence et transcendance où on refuse l’expulsion, l’exclusion, où les différences ne doivent pas se traduire en affrontements, où il s’agit  de reconnaître l’autre , qui est un autre soi-même, où il s’agit de se réconcilier, afin de constituer ensemble une commuauté de devenir.
Car l’université ne renvoie pas au seul collectif, mais à l’universel ; elle ne peut exister que par et dans la liberté de tous.
 
Francine Demichel
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D’où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu’importe et qu’importe hier
Le cœur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
 
Louis Aragon
GRAZIELLA LUISI | Mise à jour le 12/10/2016
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